Résistances: Pour une Birmanie libre [Format Kindle]
Auteur: Suu Kyi Aung San Stéphane Hessel Info Birmanie - ISBN: B006CGTMRI - Langue: Français
DESCRIPTION
Téléchargement de livres de médecine gratuitement.
Extrait
Extrait de l'introduction
Depuis 1988, année de son entrée en politique, Aung San Suu Kyi symbolise la résistance à la dictature militaire au pouvoir en Birmanie. Cette femme, pour qui Stéphane Hessel confesse une «énorme admiration», sut devenir l'espoir de tout un peuple et se créer une stature internationale. Lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, elle est la fondatrice de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), qui remporta les élections législatives de 1990 - les dernières dont le résultat soit incontesté.
Toutefois, Aung San Suu Kyi n'est pas seule dans son combat pour la démocratie. Louée pour son courage, elle ne cesse de rappeler que nombre de ses collègues ont payé leur engagement d'un prix bien plus élevé qu'elle. La «Dame de Rangoun» fut pourtant privée de liberté pendant près de quinze ans au cours des vingt et une dernières années. Longtemps séparée de ses deux fils, installés à l'étranger, elle ne put revoir son mari, Michael Aris, avant qu'il ne décède d'un cancer en 1999. En refusant d'accorder un visa à l'universitaire britannique, le régime espérait inciter Aung San Suu Kyi à quitter le pays. Elle fit le choix de rester.
Lorsqu'elle évoque cet épisode difficile, la dissidente birmane se refuse à parler de sacrifice : «C'est un choix que j'ai fait. Si vous pensez à cela comme à un sacrifice, c'est que vous avez le sentiment que vous avez donné plus que vous n'avez reçu. Mais je crois que j'ai reçu autant que j'ai donné. Les gens m'ont donné leur soutien et leur confiance. Mes collègues, en m'apportant leur soutien, ont souffert bien plus que moi. Je ne vois pas du tout ma vie comme un sacrifice.»
Elle insiste au contraire sur le sort d'autres militants, tel Min Ko Naing, l'un des dirigeants étudiants du mouvement pour la démocratie de 1988 : «Plus de deux mille prisonniers politiques demeurent enfermés. Les conditions de vie dans les prisons sont bien pires que celles que j'ai connues dans ma maison au cours des sept dernières années.»
Si Aung San Suu Kyi a finalement été libérée le 13 novembre 2010, nombre de militants «pro démocratie» croupissent toujours derrière les barreaux. Le régime s'emploie à priver le mouvement démocratique de ses forces vives ; les jeunes étant les plus susceptibles de se faire arrêter. «C'est l'un de nos plus gros problèmes», confesse Aung San Suu Kyi. «Malgré cela, nous comprenons le besoin d'injecter du sang neuf dans notre parti, et c'est ce que nous faisons.
Depuis 1988, année de son entrée en politique, Aung San Suu Kyi symbolise la résistance à la dictature militaire au pouvoir en Birmanie. Cette femme, pour qui Stéphane Hessel confesse une «énorme admiration», sut devenir l'espoir de tout un peuple et se créer une stature internationale. Lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, elle est la fondatrice de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), qui remporta les élections législatives de 1990 - les dernières dont le résultat soit incontesté.
Toutefois, Aung San Suu Kyi n'est pas seule dans son combat pour la démocratie. Louée pour son courage, elle ne cesse de rappeler que nombre de ses collègues ont payé leur engagement d'un prix bien plus élevé qu'elle. La «Dame de Rangoun» fut pourtant privée de liberté pendant près de quinze ans au cours des vingt et une dernières années. Longtemps séparée de ses deux fils, installés à l'étranger, elle ne put revoir son mari, Michael Aris, avant qu'il ne décède d'un cancer en 1999. En refusant d'accorder un visa à l'universitaire britannique, le régime espérait inciter Aung San Suu Kyi à quitter le pays. Elle fit le choix de rester.
Lorsqu'elle évoque cet épisode difficile, la dissidente birmane se refuse à parler de sacrifice : «C'est un choix que j'ai fait. Si vous pensez à cela comme à un sacrifice, c'est que vous avez le sentiment que vous avez donné plus que vous n'avez reçu. Mais je crois que j'ai reçu autant que j'ai donné. Les gens m'ont donné leur soutien et leur confiance. Mes collègues, en m'apportant leur soutien, ont souffert bien plus que moi. Je ne vois pas du tout ma vie comme un sacrifice.»
Elle insiste au contraire sur le sort d'autres militants, tel Min Ko Naing, l'un des dirigeants étudiants du mouvement pour la démocratie de 1988 : «Plus de deux mille prisonniers politiques demeurent enfermés. Les conditions de vie dans les prisons sont bien pires que celles que j'ai connues dans ma maison au cours des sept dernières années.»
Si Aung San Suu Kyi a finalement été libérée le 13 novembre 2010, nombre de militants «pro démocratie» croupissent toujours derrière les barreaux. Le régime s'emploie à priver le mouvement démocratique de ses forces vives ; les jeunes étant les plus susceptibles de se faire arrêter. «C'est l'un de nos plus gros problèmes», confesse Aung San Suu Kyi. «Malgré cela, nous comprenons le besoin d'injecter du sang neuf dans notre parti, et c'est ce que nous faisons.
Présentation de l'éditeur
Pour Aung San Suu Kyi et Stéphane Hessel, la démocratie, patrimoine universel, ne s’arrête pas aux frontières du monde occidental.
La Birmanie, dictature militaire depuis le coup d'Etat de 1962, est-elle mûre pour la démocratie ? Pour certains analystes convaincus que les notions de démocratie et de droits de l’homme ne s’appliquent pas facilement à l’Asie, l’évolution de la Birmanie vers la démocratie n’a rien d’évident. Ce n’est pas l’avis d’Aung San Suu Kyi ni celui de Stéphane Hessel, pour qui les principes contenus dans la Déclaration des droits de l’homme ont valeur universelle.
Loin d’un apprentissage de la démocratie, c’est d’un soutien résolu du monde extérieur dont ont besoin celles et ceux qui n’ont attendu personne pour appeler à une autre Birmanie. Aux yeux de Stéphane Hessel, la Dame de Rangoon joue « un rôle extrêmement important (…) à un moment où, dans le monde entier, la question des résistances au despotisme prend une place privilégiée ». Le respect quasi unanime manifesté à l’endroit d’Aung San Suu Kyi n’a pourtant pas empêché différents observateurs de lui prêter leurs propres vues.
Journalistes, universitaires et autres consultants, convaincus qu’une levée des sanctions visant le régime militaire ne pouvait que favoriser son ouverture, ont ainsi affirmé à tort qu’Aung San Suu Kyi, favorable au maintien des mesures existantes, partageait leurs conceptions. Aung San Suu Kyi, surnommée la Dame de Rangoon, est une femme politique birmane, connue dans le monde entier. Elle incarne, depuis plus de trente années, la résistance non-violente à la dictature de son pays.
Elle a reçu en 1991 le prix Nobel de la paix.
La Birmanie, dictature militaire depuis le coup d'Etat de 1962, est-elle mûre pour la démocratie ? Pour certains analystes convaincus que les notions de démocratie et de droits de l’homme ne s’appliquent pas facilement à l’Asie, l’évolution de la Birmanie vers la démocratie n’a rien d’évident. Ce n’est pas l’avis d’Aung San Suu Kyi ni celui de Stéphane Hessel, pour qui les principes contenus dans la Déclaration des droits de l’homme ont valeur universelle.
Loin d’un apprentissage de la démocratie, c’est d’un soutien résolu du monde extérieur dont ont besoin celles et ceux qui n’ont attendu personne pour appeler à une autre Birmanie. Aux yeux de Stéphane Hessel, la Dame de Rangoon joue « un rôle extrêmement important (…) à un moment où, dans le monde entier, la question des résistances au despotisme prend une place privilégiée ». Le respect quasi unanime manifesté à l’endroit d’Aung San Suu Kyi n’a pourtant pas empêché différents observateurs de lui prêter leurs propres vues.
Journalistes, universitaires et autres consultants, convaincus qu’une levée des sanctions visant le régime militaire ne pouvait que favoriser son ouverture, ont ainsi affirmé à tort qu’Aung San Suu Kyi, favorable au maintien des mesures existantes, partageait leurs conceptions. Aung San Suu Kyi, surnommée la Dame de Rangoon, est une femme politique birmane, connue dans le monde entier. Elle incarne, depuis plus de trente années, la résistance non-violente à la dictature de son pays.
Elle a reçu en 1991 le prix Nobel de la paix.
Voir l'ensemble des Descriptions du produit
REVUE
R sistances Pour une Birmanie libre Non fiction French Edition Kindle edition by Suu Kyi Aung San St phane Hessel Info Birmanie Download it once and read Buy R sistances Pour une Birmanie libre by Suu Kyi Aung San St phane Hessel ISBN 9782359490428 from Amazon 39 s Book Store Free UK delivery on eligible orders R sistances Pour une Birmanie libre Suu Kyi Aung San St phane Hessel 9782359490503 9782359490503 1D couvrez R sistances pour une Birmanie libre de St phane Hessel Aung San Suu Kyi sur Booknode la communaut du livre S Resistances Pour une Birmanie libre Stephane Hessel Auteur Suu Kyi Aung San Auteur Info Birmanie Auteur Download EUR 8 49 2 neuf d 39 occasion a
Résistances Télécharger
No comments:
Post a Comment